Productivité IA03.05.20264 minWorkflow

Claude & Obsidian : comment j'utilise mon second brain

Connecter Claude à un vault Obsidian transforme un second brain en assistant fiable : contextualisé, aligné sur votre voix et capable de retrouver ce que vous avez déjà pensé.

Your memory becomes an operating system.

Mon vault Obsidian contient quatre ans de notes, d'articles bookmarkés et de transcripts de conversations. Connecté à Claude, c'est devenu mon assistant le plus fiable — celui qui ne ment pas et ne s'emballe pas sur des sujets qu'il ne connaît pas.

01Pourquoi le couple est puissant

Un LLM seul est utile. Un vault de notes seul aussi. Le couple devient un avantage stratégique parce qu'il résout les deux limites des LLM : le manque de contexte personnel et la confiance.

Quand je demande à Claude « écris-moi un post sur l'éval LLM métier », sans contexte, j'obtiens un texte correct mais générique. Quand je lui demande la même chose avec accès à mon vault, il s'appuie sur mes notes prises pendant la mission ETI de transport, sur l'article que j'avais bookmarké en mars sur les pièges du benchmark BLEU, et sur mes propres formulations passées. Le résultat sonne comme moi parce qu'il est construit à partir de moi.

02Mon workflow concret

Trois principes structurent l'usage. Le premier : le vault est synchronisé sur Google Drive. Pas pour la sauvegarde — pour que Claude puisse y accéder via un connecteur. Sans cette synchro, le second brain reste enfermé sur la machine.

Le deuxième : je préfixe les notes publiables. Les fichiers que je suis prêt à transformer en post LinkedIn ou en article sont nommés avec un préfixe `PUBLIER` dans le titre. Quand je demande à Claude de me proposer un sujet à publier, il filtre directement sur ce préfixe. Ça évite de polluer la conversation avec des brouillons ou des notes privées.

Le trois : chaque note suit la même structure. Idée principale, points clés, contexte et nuances, pertinence consultant IA, tags. Cette régularité permet à Claude de comprendre instantanément où chercher quoi, sans que je doive expliquer le format à chaque fois.

03Ce que ça change concrètement

Trois exemples sur la dernière semaine.

Lundi, j'ai demandé à Claude de rédiger un message LinkedIn à partir d'une note sur un cas client transport. Il a produit un post en cinq minutes que j'aurais mis 45 minutes à écrire — parce qu'il avait déjà l'angle, les chiffres et le ton.

Mercredi, j'ai préparé un RDV avec un dirigeant d'ETI industrielle. J'ai demandé à Claude de me sortir tout ce que j'avais noté ces six derniers mois sur le secteur. En deux minutes, j'avais une synthèse de 12 sources avec les insights clés.

Vendredi, j'ai demandé un brief sur les évolutions des stacks agentic depuis janvier. Claude a croisé mes notes personnelles avec mes brand guidelines pour me proposer un angle d'article aligné avec mon positionnement.

04Trois règles pour que ça marche

Si vous voulez tester le setup, trois choses à respecter.

D'abord, ne mettez pas tout dans le vault. Ce qui vaut la peine d'être stocké, c'est ce que vous voulez retrouver dans 18 mois. Le bruit pollue le second brain plus qu'il ne l'enrichit.

Ensuite, donnez à Claude un brand voice écrit. Sans ça, il vous fera parler comme un copywriter générique. Avec ça, il vous fait parler comme vous.

Enfin, acceptez que le système ait besoin de 6 mois pour devenir vraiment utile. Les premières semaines, vous ajoutez des notes. La valeur compose ensuite, lentement, puis brutalement.

Combien d'heures par semaine passez-vous à chercher des informations que vous avez déjà ?

Auteur

Sébastien Marin accompagne les ETI et organisations en transformation IA, de la stratégie aux prototypes opérationnels, avec une obsession simple : relier l’ambition, l’usage et la mise en production.

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